10 mars 2010

Vinyles Drogue Records

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Définition

 

Un  disque vinyle est aussi appelé disque microsillon, ou encore disque noir,

C' est un support d'enregistrement sonore. Une face est parcourue par un sillon microscopique en spirale.
Le début est en règle générale à l'extérieur et la fin vers le centre du disque (certains disques peuvent être gravés de l'intérieur vers l'extérieur, en anglais inside-out).

Généralement, un disque est gravé sur les deux faces mais Le disque vinyle est généralement  noire, mais peut être de n'importe quelle(s) couleur(s), opaque ou transparent ou même une image incorporée sur l'une et/ou l'autre des deux faces (picturediscs).

Un disque microsillon comporte seulement deux sillons (un par face) gravés en spirale et dont la longueur définit la durée du temps d'écoute. Il existe des disques gravés sur une seule face (monoface). Il est destiné à être lu sur une platine tourne-disque ou un phonographe.

C'est le support le plus emblématique du DJ qui l'utilise pour faire dancer les foules.

Un peu d'histoire

C'est en 1946 que le premier disque microsillon est édité par Columbia aux Etats-unis.
La première commercialisation a lieu en 1948, ce sont les œuvres de Mendelssohn et de Tchaikovski.

Le facteur le plus important a été l'utilisation de matières synthétiques thermoplastiques pour la fabrication. Ceci a permis de réduire considérablement le bruit de fond et d'augmenter la gamme des fréquences. En France c'est Eddie Barclay qui importe le procédé.


Les disques vinyles ont été mis à l'honneur dans les années 1990 par leur utilisation en discothèque (seules les platines vinyles disposaient d'une vitesse réglable, condition sine qua non pour enchaîner des morceaux dans un mix) et par d'autres disc-jockeys pour un usage en « scratching ».

Certains courants musicaux comme le reggae, le rap, le funk ou les musiques électroniques, sont encore très attachés aux vinyles de par leur utilisation par les disc-jockeys.

Le Support

Le disque vinyle est une source analogique, c’est-à-dire que l'information est stockée de manière directe sur le support. Il se différencie de cette manière du CD, source numérique qui encode le signal audio en procédant à un échantillonnage, puis à une quantification. Cet encodage numérique permet de séparer le moyen de stocker la donnée de la donnée elle-même.
Cette absence de séparation fait qu'avec la dégradation du support, un signal analogique sera également dégradé (disque rayé ou poussiéreux qui craque), alors qu'un signal numérique sera soit lisible, soit illisible (présence de son ou absence de son, mais pas de son dégradé).
Le disque vinyle avec cette absence d'encodage profite par contre d'une qualité sonore que certains jugent plus chaude et plus proche du signal sonore d'origine.

Les Formats

 

Disque 45 tours

 

Les disques tournant à 45 tours par minute ont été inventés pour le marché des « juke-box » (ce qui explique le gros trou au centre). Ils ont généralement un diamètre de 17 cm (7 pouces) et contiennent une chanson par face. Ce sont les ancêtres des CD deux titres (aussi appelés CD Singles) et, outre les machines juke_box, leur principale clientèle étaient les adolescents - sur une période s'étalant des années 1960 aux années 1990 - qui dépensaient là une part importante de leur argent de poche.

 

Il existe par ailleurs des 7 pouces de 4 titres (super 45 tours), dits EP pour « Extended play » ; ceux-ci sont trop longs pour être appelés single mais trop courts pour être appelés album. Ces 7 pouces tournent généralement à 45 tours par minute mais il peut arriver qu'ils tournent à 33 tours par minute.

 

Quelques Maxi 45 tours de 30 cm de diamètre ont été édités, principalement pour contenir de la musique classique. À la fin des années 1970, le Maxi 45 tours (ou maxi-single, super-45T) se généralise principalement pour contenir des morceaux plus longs (de 5 à 20 minutes, parfois plus) liés aux musiques disco et funk qui bénéficient d'une exploitation en discothèque. Les maxi-45T ont été plébiscités également par les disc-jockeys qui trouvaient leur manipulation plus aisée, alliée à une qualité de son supérieure. On trouve aussi sur ces disques des versions avec pistes supplémentaires remixées ou des morceaux inédits ne figurant pas sur l'album (les B-sides).

 

Certains vinyles ont même une face en 45 tours et une face en 33 tours. On a vu aussi des disques dont la lecture se fait du centre vers l'extérieur, comme c'est le cas aujourd'hui pour les CD. La reproduction sonore étant optimale sur les sillons les plus éloignés du centre du disque cette particularité permet une meilleure reproduction des musiques classiques, celles-ci allant généralement crescendo, et donc se complexifient au fur et à mesure de l'avancée dans le morceau.

 

 

Disque 33 tours

 

Les disques tournant à 33 tours 1/3 (soit : cent tiers de tours) par minute ont généralement un diamètre de 30 cm (12 pouces), ou plus rarement de 25 cm (10 pouces), au début de l'histoire du disque vinyle et plus récemment pour certaines rééditions et certains disques de musique punk. Les 33 tours de 17 cm (7 pouces) sont appelés EP (pour « Extended play ») et contiennent généralement huit titres. Ils servent de support à des albums de chanson ou à de la musique classique. Dans le domaine de la chanson, le format du disque 33 tours, d'une durée de 40 à 60 minutes, est à l'origine de la notion d'album par le biais de la notion de disque microsillon (LP pour « Long Play »).

 

 

Disque 16 tours

 

Les disques tournant à 16 tours par minute n'ont pas connu un grand succès commercial. Ils étaient surtout destinés à servir de support à des textes parlés. Ces disques microsillons tournent exactement à 16 tours 2/3, soit la moitié de 33 tours 1/3. Ils sont apparus en 1957 et existent dans différents diamètres : 17 cm pour l'apprentissage des langues (utilisation scolaire), 25 cm pour quelques éditions commerciales (en France, les marques Vogue et Ducretet-Thomson en ont édité), 30 cm pour de longues œuvres littéraires ou des pièces de théâtre à destination des aveugles et des malvoyants.

 

Dans ce domaine, en France, l'Union des Aveugles de Guerre a sorti de nombreux coffrets (de 6 à 10 disques) comprenant jusqu'à 1 heure d'enregistrement par face. Les disques inclus dans ces coffrets ont pour particularité de présenter une étiquette centrale imprimée sur une face et, sur l'autre face, une étiquette noire avec le titre de l'œuvre écrite en braille. Aux États-Unis, la firme RCA a pressé de tels disques. Aux États-Unis toujours, de 1956 à 1958 la firme Columbia a pressé des disques 16 tours (diamètre 17 cm) pour son tourne-disques automobile « Highway Hi-Fi phonograph ». Ces disques avaient une durée de 40 à 45 mn par face mais devaient être lus exclusivement sur le tourne-disque de voiture, le sillon, étant deux fois plus étroit, nécessitait une tête de lecture spécifique.[4]

La plupart des constructeurs d'électrophones avaient prévu cette vitesse 16 tours sur leurs appareils, mais devant la très faible production commerciale de ces disques, cette option a disparu en quelques années. En matière de reproduction sonore analogique, plus le support tourne (ou défile) vite, meilleure est la qualité notamment dans les fréquences élevées (aigus). De ce point de vue, les 16 tours ont eu quelque mal à convaincre les audiophiles avertis.